Immobilier : le come-back des primo-accédants et des ménages modestes

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En 2015, les acheteurs sont plus nombreux à réaliser leur projet immobilier. Avec une augmentation de 85 % des intentions de financement en seulement un an, et 53 % de dossiers finançables en plus, le marché de l’acquisition a largement pris de l’ampleur avec le retour de l'attractivité des taux. Ils ont évolué entre 1,69 % et 2,30 % sur 20 ans en mai 2015 puis, malgré trois mois de hausse entre mai et juillet, sont restés très attractifs sur tout le reste de l’année. Selon Empruntis, 83 % des emprunteurs souhaitent acquérir leur résidence principale. Avec une augmentation de 55 % par rapport à 2014, il s’agit de la première raison de demande de financement en 2015.


De plus, jusqu’à 61 % des primo-accédants ont bénéficié d’un PTZ dans le neuf (décembre 2015) dès sa mise en œuvre en octobre 2014. Le nombre de bénéficiaires a augmenté permettant de poser les bases d’une relance du marché du neuf. Dans l’ancien, son effet est encore très limité, avec moins de 2,8 % de bénéficiaires.


« L’année 2015 a été marquée par des taux historiquement bas, atteignant un niveau plancher jamais enregistré depuis les années 50, indique Cécile Roquelaure, Directrice communication et Étude Empruntis. Avec un marché qui affiche des prix encore élevés, mais en baisse, nous avons constaté une forte hausse de la demande de crédit immobilier avec une augmentation de 45 % des intentions de financement par rapport à 2014. L’autre évènement marquant de l’année est l’impact des dispositifs d’aide à l’accession ou à l’investissement sur le marché de l’immobilier. Ces soutiens ont ouvert le marché du crédit immobilier à plus de bénéficiaires et ont permis à des ménages d’être solvables et à d’autres d’acquérir plus de pouvoir d’achat. Ces mesures ont également profité à la relance du marché de l’immobilier neuf. Cependant, cette conjoncture a poussé les banques à valoriser les « meilleurs profils » par un taux plus favorable. Cette pratique, dans le contexte de légère hausse des taux du 3ème trimestre, a creusé un écart significatif entre le taux moyen et le taux mini, une tendance qui devrait perdurer en 2016.»


L’année 2015 a aussi bénéficié aux investisseurs, avec une hausse de 47 % des demandes de financement en investissement locatif, avec une intention d’achat sur deux concernant le neuf. Le dispositif Pinel a redonné confiance aux investisseurs et a représenté un véritable levier pour le marché du neuf et les investisseurs.

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« La reprise du marché de l’immobilier et du crédit qui s’est confirmée cette année devrait se maintenir en 2016, constate Cécile Roquelaure. L’un des facteurs qui pourrait gripper le marché réside dans l’augmentation des prix des biens, surtout dans le neuf, résultant d’une pénurie de l’offre. Quant aux taux, le niveau ne devrait pas connaitre de rebondissement même si certains facteurs restent à surveiller, tel que le coût de refinancement, la politique des banques en ligne plus sélective ou encore l’augmentation des délégations d’assurance.


L’élargissement du PTZ associé à des taux encore faibles continuera de bénéficier aux ménages modestes, les rendant plus solvables. Compte tenu du nombre élevé de dossiers, d’acquisition ou de refinancement (que nous estimons à environ 20 % de la production de crédits à l’habitat), que les banquiers auront sûrement à traiter en 2016, les profils « aisés » continueront d’avoir les grâces de ces professionnels. »

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