Immobilier locatif : la vacance locative à son plus haut niveau depuis 2008

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Sur un marché déstabilisé par la récession de la demande, la hausse des loyers de marché reste très modérée. Dans un tel contexte, l’Observatoire Clameur relève que l’effort d’amélioration et d’entretien des logements s’est relâché dangereusement depuis 2012, ce qui apporte donc un effet immédiat sur les durées de relocation. La durée de vacance locative atteint, en 2014, son plus haut niveau depuis 2008.


En effet, 18.3 % des logements reloués ont bénéficié de gros travaux d’amélioration et d’entretien avant leur remise en location depuis le début de l’année 2014, après trois années 2009-2011 d’un effort remarquable à cet égard. Et l’effort s’établit maintenant sous sa moyenne de longue période. « Un constat est inquiétant pour l’avenir (dégradation de la qualité du parc, détérioration des conditions de logement…) », explique Clameur.


En outre, depuis 2009, le recul de l’activité s'est accompagné d’un allongement rapide des délais moyens de remise en location, alors que les exigences des candidats à la location sont plus grandes que par le passé. Ainsi, la durée de la vacance locative qui s’était déjà accrue de 12.0 % entre 2008 et 2011, augmente encore pour s’établir maintenant à son plus haut niveau (+ 20.9 % depuis 2008). Cette remontée de la vacance locative résume à elle seule la dégradation du marché locatif privé.


Les pertes de recettes locatives qui résultent de la montée de la vacance ne sont pas négligeables : la montée de la vacance locative constatée de 2008 à 2014 représente 1.5 semaine de recettes perdues. Et le niveau actuel de la vacance, plus de 8.5 semaines en moyenne, équivaut à une perte annuelle de 4.3 % des loyers perçus.


Afin de faciliter les remises en location et de contenir les pertes de recettes dues à la vacance, le maintien d’un effort d’amélioration à haut niveau s’imposerait donc : mais sans garantie sur le « retour sur investissement ». Aussi, alors que l’environnement des marchés est dégradé et incertain, les propriétaires bailleurs diffèrent ou abandonnent de plus en plus fréquemment leurs projets d’amélioration et d’entretien de leur patrimoine.

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